Tous les textes du philosophe Daniel Bensaïd.

Parcours biens

(publics, communs, inappropriables)

44. Souveraineté sociale

« Pour Proudhon, “l’eau, l’air et la lumière sont des choses communes, non parce qu’inépuisables, mais parce qu’indispensables”. Pareillement, la terre, étant indispensable à notre conservation, est donc inappropriable : “en deux mots, l’égalité de droit est prouvée par l’égalité des besoins”. La “souveraineté sociale” s’oppose ainsi à la “propriété individuelle” comme une “prophétie de l’égalité” et comme un “oracle républicain” »,
p. 73.

3. Bien public/biens communs/biens inappropriables

« L’extension de la marchandisation du monde au savoir et au vivant pose avec une acuité nouvelle la question du bien public et du bien commun de l’humanité. L’assemblée mondiale des élus et des citoyens pour l’eau s’est fixée pour objectif de faire inscrire l’accès de l’eau dans la Déclaration universelle des droits de l’homme. “Bien commun universel”, l’eau deviendrait alors “inappropriable”. Le Parlement européen a adopté en 2006 à l’unanimité une résolution reconnaissant l’eau comme droit humain. Ce qui vaut pour l’eau peut valoir pour bien d’autres choses, naturelles ou produites par le travail coopératif accumulé de génération en génération, p. 72.

 

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