Tous les textes du philosophe Daniel Bensaïd.

Catherine Samary

Pour aller plus loin

Ouvrages et articles référencés en ligne

Textes et ouvrages cités in « En défense du communisme »

Articles

« Puissances du communisme », Contretemps, octobre 2009

« Un communisme hypothétique. À propos de “L’Hypothèse communiste” d’Alain Badiou », Politis n° 1058, 25 juin 2009

« L’inglorieux vertical », octobre 1992

« Marx et le vol de bois : du droit coutumier des pauvres au bien commun de l’humanité », janvier 2007

Livres

Une radicalité joyeusement mélancolique, éditions Textuel, 2010

Le Sourire du spectre, éditions Michalon, 2000

Les Dépossédés : Karl Marx, les voleurs de bois et le droit des pauvres au XVIe siècle, éditions La Fabrique, Paris, 2007

• Karl Marx, Friedrich Engels, Inventer l’inconnu. Textes et correspondances autour de la Commune, précédé de Daniel Bensaïd, « Politiques de Marx », éditions La Fabrique, Paris, 2008

 
Autres textes de Daniel Bensaïd se rapportant au sujet en ligne sur le site

En résistance au « marxisme orthodoxe » stalinisé, lectures hétérodoxes

« Penser avec Marx, contre Marx, pas sans lui », mai 1998
Dans cet entretien avec Nicolas Weill, Daniel Bensaïd croise sa réflexion de philosophe, son engagement de militant trotskiste et un travail de réinterprétation de l’œuvre de Marx – qu’il croise avec les références « hétérodoxes » qui lui sont chères (Charles Péguy, Ernst Bloch, Walter Benjamin…) : « S’agissant de Péguy, on ne peut pas parler de filiation. Le Péguy socialiste est familier de Guesde, de Jaurès, de Herr, pas de Marx. Ce qui frappe, dans la constellation Sorel-Péguy-Bernard Lazare, c’est leur résistance instinctive à la pétrification positiviste de la doctrine socialiste, transformée sous leurs yeux en idéologie dominante des bureaucraties syndicales et parlementaires naissantes. Le rapport entre Péguy et Benjamin est en revanche explicite, de la part du second, qui déclare son affinité envers « la mélancolie maîtrisée » du premier. Entre la Clio de Péguy et les Thèses sur le concept d’histoire de Benjamin, les résonances sont évidentes. Mais la conscience tragique d’un péril imminent rend Benjamin sensible à certaines idées pionnières de Marx, ignorées ou refoulées par les orthodoxies sociale-démocrate et stalinienne de l’époque : sa critique d’une idée abstraite du progrès, de la fantasmagorie marchande, du culte religieux du travail […]. Benjamin retrouve ainsi les accents des Manuscrits de 1857-1858. Ses Thèses constituent à leur tour une sorte de manifeste, qui contribue à libérer Marx de sa captivité dogmatique »…

« Utopie et messianisme », 1995
Figurant dans la troisième partie (« Histoires, fin et suites ») de La Discordance des temps, Essais sur les crises, les classes, l’histoire, ouvrage publié en 1995 aux Éditions de la Passion, Paris 1995, cet essai en forme le chapitre X. Il porte sur les œuvres d’Ernst Bloch et de Walter Benjamin qui, nous dit Daniel Bensaïd, « semblent viser, par des voies parallèles, une cible commune. Tous deux conjuguent les promesses de libération future avec la rédemption d’un passé opprimé. Tous deux partagent la même défiance des victoires aux hanches lourdes et le même sentiment de dette envers les vaincus ».

« Marxisme contre totalitarisme », 1984
 

Sur le « Manifeste communiste », les œuvres de Marx et notre communisme

« Considérations inactuelles sur “l’actuel encore actif” du Manifeste communiste  »
Écrit sous forme de thèses synthétiques, ce texte préparé pour le Congrès d’Espaces Marx de 1998 a circulé sous diverses formes. Celle reprise sur ce site est la version originale de Daniel Bensaïd, complète. Une grande partie se rapporte à l’actualisation du Capital. Mais l’enjeu communiste, est pleinement là, aussi.

« Le Manifeste s’inscrit dans l’imminence de l’événement annoncé » souligne la thèse 9 : la « révolution en permanence ». Cette « formule algébrique » condense « le passage de la révolution démocratique à la révolution sociale, le passage de la révolution politique à la révolution économique et culturelle, le passage enfin de la révolution nationale à la révolution mondiale ». Daniel Bensaïd pose la question majeure d’une révolution faite par les classes dominées : « Comment, malgré tout, de rien devenir de tout ? Comment des êtres privés des finalités de leur travail, mutilés par le despotisme de la fabrique, soumis au fétichisme de la marchandise, peuvent-ils briser le cercle de fer de l’exploitation et de l’oppression ? Par quel prodige ce prolétariat réellement existant peut-il s’arracher aux sortilèges du monde enchanté ? ».

La réponse du Manifeste, nous dit Daniel Bensaïd, « se réduit à un pari sociologique sur “la constitution des prolétaires en classe dominante”. […] Comme si le développement sociologique du prolétariat déterminait mécaniquement son émancipation politique », ajoute-t-il, de façon critique. « L’histoire douloureuse du siècle finissant a ruiné cet optimisme, étroitement associé aux illusions du progrès et aux tentations scientistes du siècle passé »…

Le fait est que (thèse 23), « le Manifeste communiste ne livre pas les plans de la société future ». « Il ne propose pas un modèle clefs en main de société parfaite […]. Il cherche à expliciter le mouvement réel d’abolition de l’ordre existant pour « attaquer la société existante dans ses bases ». L’horizon, jamais atteint, des mouvements de « renversement de l’ordre établi » demeure « une association où le libre développement de chacun est la condition du libre développement de tous », rappelle la thèse 23. « Le communisme apparaît ainsi comme la maxime de l’épanouissement individuel, qu’on ne saurait confondre avec les mirages d’un individualisme sans individualité : l’espèce trouve dans le développement singulier de chacun(e), de ses besoins et de ses capacités, la condition de son propre développement universel. Réciproquement, le libre développement de chacun ne se conçoit pas sans le libre développement de tous : l’émancipation n’est pas un plaisir solitaire »…

Mais « l’actuel actif » du Manifeste ne se pense pas pour Daniel Bensaïd sans retour critique : « Si le communisme du Manifeste souligne les questions toujours aussi décisives de la propriété, de la conquête du pouvoir et de la démocratie, de la constitution du prolétariat en classe, les expériences accumulées depuis permettent de mesurer ses lacunes et ses faiblesses :

– le passage continu de la classe sociale à la “classe politique” ne permet pas de penser la spécificité de la lutte politique, et les formes institutionnelles et juridiques de la démocratie ;

– la révolution des rapports de propriété et de production semble déterminer mécaniquement la transformation des rapports de reproduction d’ensemble, comme si leur changement automatique supposé dispensait de penser précisément le bouleversement des contenus et de la division du travail, des rapports de pouvoir, ou des rapports de sexe ».

Autant d’incitations à la poursuite du « devoir d’inventaire »…

« Notre identité communiste », 1987
Il s’agit d’un texte de dialogue avec l’opposition interne au PCF se revendiquant du communisme, dont la plate-forme était publiée dans Critique communiste n° 61, mars 1987.

« Rentrons dans la rue. Marx remis sur ses pieds », 1991
Il s’agit d’une communication faite par Daniel Bensaïd au Colloque international, Espace Marx qui s’est tenu à la Sorbonne, du 17 au 19 mai 1990.

« Acceptons le paradoxe : il y a plus aujourd’hui de travaux et recherches d’inspiration marxiste qu’il n’y en a jamais eus. Il y a infiniment plus de vie dans la théorie qu’il n’y en avait dans la lourde rhétorique de la vulgate orthodoxe. Et puis, crise singulière d’un marxisme au singulier ? Cette unité du “marxisme” postule une impensable orthodoxie. Si tant est que marxisme il y ait, celui des bourreaux ne peut être celui des victimes. Plus sobrement, nous avons le droit de considérer que “notre” marxisme n’est pas celui de Georges Marchais, de Li Peng ou de Ceaucescu. Non par concession à l’air du temps, mais parce que, depuis un demi-siècle, nous regardons le monde sous des angles incompatibles. Il y a bien, par-delà les facteurs communs, des crises des marxismes. Elles peuvent être mortelles pour les uns, fécondes et résurrectrices pour les autres. À condition d’en accepter les défis. D’exposer ces marxismes au critère non vulgairement empirique de la pratique : qu’en est-il aujourd’hui de leur rapport a) au socialisme irréel ; b) au mouvement ouvrier ; c) aux luttes de libération dans les pays dépendants ? »… Des défis plus que jamais actuels.
 

Le devoir d’inventaire historique : autour du stalinisme et du Livre noir du communisme… Sur bolchevisme/communisme versus stalinisme…

« Bolchevisme et stalinisme », 2005
Ce texte a été écrit en tant qu’introduction pour une réédition critique en italien de la brochure de Léon Trotski, « Bolchevisme ou stalinisme » (Œuvres, août 1937).

« Mais en 1937, nous dit Daniel Bensaïd, on ne pouvait pas savoir où s’arrêterait la tragique spirale de ces « grandes défaites politiques » qui, écrivait Trotski, dès la première page de sa brochure, « provoquent inévitablement une révision des valeurs » dans deux directions opposées : un enrichissement à la lumière de l’expérience ou une régression vers des vieilleries sous prétexte d’inventer des « vérités nouvelles ».

Il nous rappelle comment Trotski s’emploie « à réfuter les critiques sur deux fronts : la thèse menchevique (et réformiste en général) selon laquelle le vers était dans le fruit d’une révolution prématurée qui aurait prétendu forcer artificiellement le cours de l’histoire ; et la thèse anarchiste selon laquelle la dégénérescence bureaucratique procéderait d’un “socialisme étatiste” originel ». Contre les « historiens » du Livre noir du communisme et les staliniens repentis comme Annie Kriegel ou François Furet qui présentent eux aussi le stalinisme « comme le rejeton naturel et légitime du bolchevisme », Bensaïd évoque la « bifurcation » de l’histoire que représenta la stalinisation de l’URSS : « Trotski et les oppositionnels de gauche ont utilisé abondamment l’analogie avec Thermidor pour décrire le processus de la contre-révolution bureaucratique. Ils entendaient rappeler ainsi que Thermidor n’était pas une Restauration, un retour à l’Ancien régime, mais une contre-révolution dans la révolution ».

Mais Daniel Bensaïd élargit l’espace de réflexion sur un retour critique nécessaire sur l’expérience bolchevique, qui nous interpelle encore : « la conception du parti et de son rôle d’avant-garde reste encore problématique en 1937 »…

« L’affaire Octobre, communisme et stalinisme », 1997
La publication en 1997 par les éditions Robert Laffont du Livre noir du communisme, introduit et coordonné par Stéphane Courtois, relance ce que Daniel Bensaïd appelle « la nécessaire “bataille pour le récit” » – « l’affaire Octobre » – une de ces « grandes querelles de mémoire sur lesquelles on ne réconciliera jamais ».

Dans cet article et plusieurs autres mis ci-après, datant de 1997, Daniel Bensaïd polémique avec cet ouvrage et avec la thèse de la continuité entre communisme et stalinisme.

« Communisme contre stalinisme. Une réponse au Livre noir du communisme », 1997
« En 1995 déjà, François Furet avait proposé pour dalle funéraire d’un communisme défunt son gros volume Le Passé d’une illusion, essai sur l’idée communiste au
XXe siècle
 [1].

En 1997, une équipe d’historiens coordonnée par Stéphane Courtois publie un ouvrage encore plus monumental Le Livre noir du communisme. Crimes, terreur, répression. Huit cents pages pour recenser les crimes du communisme de par le monde et dénombrer les cadavres dont son histoire est jonchée. Il s’agit, cette fois, de sortir le communisme de sa tombe pour le juger. Par crainte, peut-être, qu’il hante toujours le monde… »

« Staline n’est pas le communisme », 1998
Ce court texte, publié par Libération le jeudi 8 janvier 1998, répond à un article de Laurent Joffrin publié le 17 décembre 1997. Celui-ci, nous dit Daniel Bensaïd, « consent qu’il y a “deux polémiques” » autour de l’ouvrage collectif, sous la direction de Stéphane Courtois, Le Livre noir du communisme. Crimes, terreur, répression (Callmann-Lévy, 1997). L’une, tendant à « la relativisation du nazisme », est qualifiée « d’entreprise douteuse ». C’est bien la moindre des choses. L’autre viserait à l’inverse à « relativiser les crimes communistes, en chargeant Staline seul » – ce qui est supposé caractériser la problématique trotskiste. Bensaïd discute une telle présentation qui « épouse ainsi la thèse de la stricte continuité entre communisme et stalinisme ». Après avoir repris les grandes discontinuités historiques, il conclut : « Il ne s’agit pas d’une petite divergence d’opinion ou d’une discordance morale, mais bien, comme le dit l’historien soviétique Mikhaïl Guefter, de “deux mondes politiques et moraux distincts”, de deux lignes opposées sur toutes les grandes questions de l’époque ; sur “le socialisme dans un seul pays”, sur la collectivisation forcée, sur la lutte contre le nazisme, sur la guerre civile espagnole, sur le pacte germano-soviétique, sur la politique des fronts populaires… ».

Préface du livre Le Dernier Combat de Lénine, de Moshe Lewin (éditions de Minuit), 1978
« À partir d’un travail méthodique sur les documents russes, Moshe Lewin s’efface. Place à Lénine, à ses derniers mois pathétiques, à son énergie désespérée, à son volontarisme ». La richesse des analyses « de terrain » et documents d’archives livrés par ce très grand historien de l’URSS (décédé en août 2010 à Paris) en fait une source incontournable. Loin des clichés sur Lénine, il nous fait connaître et vivre « le testament de Lénine » et ses derniers combats, d’une lucidité sans pareille quant au processus terrible de dégénérescence bureaucratique qu’il constate : « sans avoir le temps de l’assimiler et de le maîtriser, ce terrible futur de la révolution [...] lui file entre les doigts. Comme s’il en mourait d’impuissance et d’épuisement ». Mais « lorsque le Parti lui-même se révèle rongé par le virus bureaucratique, Lénine ne renonce pas ». « Aux prises avec les forces déchaînées de l’histoire, de son lit », il « propose à Trotski un pacte de la dernière chance contre la bureaucratie ». Une préface qui doit inciter à lire le livre…

« La passion selon Saint François. Un nouveau théologien, M. Furet », 1994
Aux antipodes de Moshe Lewin (voir la préface du livre Le Dernier Combat de Lénine), l’historien François Furet exprime dans Le Passé d’une illusion (Robert Laffont-Calman-Lévy, Paris, 1994) « la pieuse haine de la révolution ».
 

Sur la nature de l’URSS et la bureaucratie

« Lecture de Rudolph Bahro – trois incohérences théoriques et leurs conséquences politiques », 1980
Ce texte publié dans Critique Communiste n° 30, en 1980 s’est inscrit dans les débats avec les camarades de l’ex-OCT se rapprochant de la LCR, qui s’appuyaient sur le manifeste du marxiste dissident d’Allemagne de l’Est, Rudolph Bahro, publié sous le titre L’Alternative par les éditions Stock, en 1979. Comme l’indique le titre de l’article, il s’agit d’une critique des incohérences de l’approche théorique de Rudolph Bahro, en dépit de son grand intérêt. Daniel Bensaïd en souligne les conséquences politiques. Il s’agit, avec le texte écrit la même année sur la « révolution politique », d’un de ses rares textes portant sur les concepts visant à caractériser l’URSS et les États qui s’y sont rattachés ou ont connu des révolutions, après la stalinisation – et de leurs implications en termes de « révolution politique ».

« La révolution politique », 1980
Ce texte, sans doute écrit, comme celui sur Rudolph Barho, dans le contexte des débats avec l’ex-OCT, présente de façon systématique l’analyse politique et conceptuelle dominante de la Quatrième Internationale (dont la LCR était section française), concernant l’URSS et les divers pays se réclamant du communisme. « Le point de départ : l’analyse de la dégénérescence » en constitue la première partie, qui revient sur la nature du « Thermidor » stalinien.

Daniel Bensaïd traite ensuite de la « révolution politique ». Il en souligne le contenu démocratique radical, relie son analyse aux rapports sociaux de production et de distribution spécifiques de ces sociétés ainsi qu’aux tâches générales de toute révolution contre la bureaucratisation. La cristallisation de type stalinienne de cette bureaucratie n’est pas fatale : « dire que la dégénérescence bureaucratique est un processus commencé en 1924 et achevé en 1933, c’est dire que les tâches de lutte contre les déformations et les privilèges bureaucratiques ne commencent pas en 1933 avec l’appel à la révolution politique. Il n’est pas question d’attendre les bras croisés la victoire de la caste thermidorienne. Le programme de la lutte antibureaucratique se forge sur plusieurs années, déjà avec Cours nouveau en 1923, et surtout avec la plate-forme de l’Opposition de gauche de 1927, qui constitue une première ébauche de La Révolution trahie et formule déjà un programme détaillé » (que détaille Daniel Bensaïd). Sa troisième partie se concentre précisément sur les taches de la « démocratie socialiste. Il les relie aux expériences des conseils ouvriers surgis en 1956 en Pologne et Hongrie et aux revendications élaborées par Solidarnosc en Pologne en 1980. Il analyse également les différences qui ont marqué les pays comme la Yougoslavie, la Chine, le Vietnam ou Cuba qui ont connu des révolutions après la stalinisation de l’URSS – marquées par des liens extrêmement conflictuels à l’URSS et des systèmes de parti unique plus ou moins bureaucratiques : Daniel Bensaïd s’efforce d’appliquer une analyse historique concrète et donc différenciée de la dégénérescence bureaucratique spécifique de ces révolutions : « des différences d’appréciations peuvent exister sur les étapes de la dégénérescence bureaucratique. Mais des divergences éventuelles à ce propos ne sont pas déterminantes quant aux tâches, s’il est clair que nous avons un programme mondial à défendre (et non seulement des programmes nationaux) y compris dans le cadre d’une révolution victorieuse ».

« Pour terminer », nous dit Daniel Bensaïd, « il faut aborder une question qui a été posée dans des débats récents : la défense des États ouvriers contre toute entreprise de restauration capitaliste ne peut-elle pas devenir contradictoire avec la lutte pour la révolution politique ? Le rétablissement du capitalisme en URSS et en Chine, la réintégration de ces pays dans le marché capitaliste mondial porterait un coup au prolétariat et signifierait une détérioration du rapport de force entre les classes à l’échelle de la planète. Mais il faut dire clairement ce qui menace et affaiblit l’impérialisme : c’est l’existence de rapports de production non capitalistes sur un tiers de la planète et non pas la bureaucratie dont la politique mine la défense des États ouvriers au lieu la renforcer ».

Un texte malheureusement prophétique – partageant sur ce plan le pronostic de Trotski dans La Révolution trahie – et qui mérite d’être relu, actualisé et prolongé dans sa démarche, plus de tente ans plus tard.

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Notes

[1] François Furet, Le Passé d’une illusion, essai sur l’idée communiste au XXe siècle, Callmann-Lévy, 1995.