Tous les textes du philosophe Daniel Bensaïd.

Daniel Bensaïd

1990

Le dernier combat de Trotski

Le monde se transforme. L’ex-« glacis » stalinien n’est plus que champ de ruines. Des illusions s’écroulent. Mais c’est la débandade de la mémoire qui guette le mouvement ouvrier. D’où l’intérêt d’une continuité de pratique et de programme pour s’orienter dans les vastes recompositions à venir.

De la formation de l’Opposition de gauche à la fondation, en 1938, de la IVe Internationale, le combat de Trotski contre la dégénérescence stalinienne s’est concentré dans la défense de l’internationalisme révolutionnaire face à la montée du chauvinisme et de la raison d’État. Un demi-siècle plus tard, son enjeu historique apparaît dans toute son ampleur.

D’un côté, l’internationalisation de la production, des échanges, de la division du travail, de l’information, des services ont progressé à pas de géants. Un battement d’aile de papillon à la bourse de Tokyo a un effet immédiat à celle de New York. La bourgeoisie et les multinationales se dotent d’un vaste dispositif de concertation et d’action monétaire, diplomatique, militaire, dans lequel se combinent sommets, pactes (Otan, Otase), organes financiers (FMI, Banque mondiale), etc.

De l’autre, le mouvement ouvrier est de plus en plus fragmenté et morcelé dans le cadre des États nationaux. Alors qu’il était réellement à l’avant-garde et anticipait sur l’histoire en fondant, il y a plus d’un siècle, la Ire Internationale, il est aujourd’hui en retard sur les multinationales et les gouvernements pour organiser sa riposte au projet d’union économique et monétaire, ne fût-ce qu’au niveau continental européen ! Le gâchis est énorme et durable.

Les méfiances tenaces

L’internationalisme a été lui aussi défiguré. Par l’association étroite des partis sociaux-démocrates aux bourgeoisies impérialistes d’abord, leur soutien actif aux politiques coloniales, et, aujourd’hui encore, à l’exploitation et au pillage du tiers-monde. Par la subordination ensuite du mouvement communiste aux intérêts de la bureaucratie d’État stalinienne et à une mère patrie du socialisme réel, qu’elle soit soviétique ou chinoise. Les « amis » de l’URSS, de la Chine, de l’Albanie, ont remplacé, de par le monde, les révolutionnaires collaborant dans l’égalité et le respect mutuel. Enfin, la dégénérescence bureaucratique des révolutions victorieuses a abouti à sa conclusion logique : les conflits sino-soviétique, sino-vietnamien, la guerre entre le Vietnam et le Cambodge.

Pourtant, les événements en cours mettent à nouveau en lumière l’actualité de l’internationalisme et son rôle irremplaçable. Combien de camarades latino-américains ou asiatiques, authentiquement révolutionnaires, ne nous ont-ils pas reproché de critiquer irresponsablement « le camp socialiste », qui, en dépit de ses défauts, constituait à leurs yeux, dans les rapports de forces mondiaux, une arrière-garde logistique, politique, matérielle, indispensable.

Au début du soulèvement ouvrier polonais de 1980-1981, un vieil ami chilien nous disait : « Ce qui se passe en Pologne est formidable. C’est la démonstration éclatante de la réalité de la bureaucratie et des revendications d’un mouvement social indépendant. Mais comme ils n’ont aucune chance de gagner, d’établir aux frontières de l’URSS un socialisme démocratique, mieux vaut pour nous que les Soviétiques ramènent l’ordre le plus vite possible. »

Cynisme, réalisme en trompe-l’œil, double conscience ? Discussion mainte et mainte fois reprises. Nous expliquions que ce prétendu réalisme était à courte vue. Que les sociétés bureaucratiques de l’Est étaient minées par des contradictions bien réelles et que ces contradictions finiraient par exploser d’une manière ou d’une autre. Que refuser de s’y préparer aboutissait, au mieux, à une attitude inconséquente : à terme des révolutionnaires du tiers-monde ne pouvaient compter que sur la solidarité des peuples, sur la communauté du combat de classe, sur l’internationalisme conscient et non sur la fidélité diplomatique d’États pourris jusqu’à la moelle, ni sur la solidité d’un quelconque « camp socialiste ». Au pire, leur « realpolitique » les poussait dans le camp des oppresseurs, jusqu’à soutenir la normalisation à Prague ou à Varsovie, non par amour de la bureaucratie, mais en fonction d’un anti-impérialisme mal compris, qui, au nom de la lutte contre l’ennemi principal, sacrifie ses seuls alliés naturels aux poignards de l’ennemi secondaire. Cette discussion est maintenant arrivée à sa conclusion.

Sur un champ de ruines. L’internationalisme en miettes

D’où émerge, non une renaissance spontanée d’un internationalisme de masse, mais une remontée de conflits exaspérés, de fanatismes religieux, d’intégrismes ethniques, de nationalismes rances et recuits. Il y a à cela une raison politique profonde. On ne gâche pas impunément un formidable espoir, un formidable élan de fraternisation des peuples, comme a pu en susciter la révolution d’Octobre. L’histoire ne fait pas de détours, n’ouvre pas de parenthèses par rapport à un chemin préétabli. Ses expériences et ses improvisations pèsent de tout le poids de leurs désastres.

Et ce siècle a été particulièrement fécond en catastrophes. Avec des appareils politiques et des machineries militaires de plus en plus monstrueux, l’affrontement des États, des blocs, et des camps, a refoulé la logique des luttes de classes. Le chauvinisme respectif des bureaucraties social-démocrates et staliniennes a infecté durablement le mouvement ouvrier. On n’effacera pas d’un coup d’éponge magique les effets profonds des guerres « patriotiques », des guerres coloniales cautionnées, ou des complaisances envers la xénophobie anti-immigrés (histoires de droit de vote et de bulldozers).

Il y a évidemment une raison sociale, que seule une vision angélique pourrait ignorer. Les exploités ne sont jamais spontanément unis. Ils peuvent se rassembler dans le combat commun, mais la concurrence sur le marché du travail ne cesse en même temps de les dresser les uns contre les autres. Ce qui est vrai à l’échelle d’un pays l’est, a fortiori, à l’échelle internationale. Non seulement à travers l’utilisation des politiques migratoires, mais plus simplement encore. Nous luttons dans les pays européens contre les effets de la crise, les politiques d’austérité, le chômage. Mais ces effets ont été, pour l’heure, amortis par les conquêtes passées du mouvement ouvrier (sécurité sociale, allocations chômage).

Les bourgeoisies n’ont pu gérer ces équilibres qu’en transférant les coûts sur les plus faibles (tiers-monde et pays de l’Est). La social-démocratie a bâti ses succès électoraux sur cette image de champion du moindre mal. Mais la base matérielle de ces nouveaux compromis sociaux, c’est une concentration de richesses, de technologies de pointes, de capitalisation boursière sans précédent dans les sept pays les plus riches et un pillage accru des plus pauvres : depuis une décennie, le tiers-monde, répétons-le, est exportateur net de capitaux au profit des métropoles.

Dans ces conditions, il ne suffit pas que le Mur de Berlin tombe, que les illusions des révolutionnaires asiatiques ou latino-américains sur la réalité et le rôle réel du « camp socialiste » s’écroulent avec lui pour qu’ils retrouvent le chemin de l’internationalisme militant. Le problème est évidemment posé dans les premiers tâtonnements, les premières tentatives de réflexion et de réorganisation (comme la rencontre des partis de la gauche latino-américaine, à Sao Paolo, en juillet dernier).

Mais pour qu’il trouve une solution positive, il faudrait que les révolutionnaires latino-américains, par exemple, puissent rencontrer un intérêt et une disponibilité internationalistes d’une autre ampleur dans le mouvement ouvrier d’Europe occidentale, des États-Unis et du Japon, alors qu’ils ont souvent comme interlocuteurs les organes gouvernementaux et paragouvernementaux gérés par la social-démocratie. Il faudrait qu’ils puissent enfin rencontrer, non plus les bureaucrates gouvernants, mais les militants de courants socialistes et démocratiques en Europe de l’Est. Or ces courants ne sont encore aujourd’hui que de minces filets. L’échange d’idées avec eux est indispensable et peut être fécond, mais ils ne sauraient compenser, à court terme, la perte d’aide matérielle, même limitée et conditionnelle, que pouvait donner par exemple l’Allemagne orientale.

Certes, les germes existent d’un renouveau internationaliste. Il y a, dans la jeunesse comme chez les travailleurs, des élans de générosité et de solidarité qui se manifestent par mille canaux, y compris dans les campagnes politiques contre la dette du tiers-monde, contre la guerre et la course aux armements, pour les grandes causes écologistes, y compris dans les initiatives en faveur des villages roumains ou de victimes de sinistres. Mais cette disponibilité reste un enjeu. Elle peut être canalisée et neutralisée par les institutions caritatives ou développée dans le sens d’une prise de conscience accrue des facteurs de misère dans le monde. La reconstruction de cette conscience internationaliste est aussi un combat.

Le labyrinthe du doute…

Même auprès de révolutionnaires convaincus et d’internationalistes authentiques, un obstacle demeure sur cette voie : celui du bilan des internationales passées. Marx a dissous la Ire après la défaite de la Commune, plutôt que de la voir dégénérer en une secte déchirée par des querelles sans vérifications pratiques. La IIe est devenue la caricature étatique que l’on connaît. La IIIe a été congédiée par Staline, en 1943, pour pouvoir négocier en toute liberté, d’État à État, la réorganisation du monde.
La IVe, fondée au plus profond de la défaite, a maintenu une précieuse continuité, mais n’a jamais pu se transformer en internationale de masse.

Au-delà du constat, les camarades qui récusent l’actualité d’une internationale avancent deux types de raisons. Les uns affirment qu’ils seraient pour une internationale de masse, mais que les conditions immédiates de sa constitution n’existant pas, une internationale minoritaire aurait nécessairement un effet pervers et une logique sectaire. Ils constatent, non sans raison, que la nébuleuse des courants se réclamant du trotskisme et de la IVe Internationale a produit internationalement un fort contingent de sectes délirantes, dont les mœurs et les conceptions organisationnelles n’ont parfois rien à envier (en modèle réduit) aux partis staliniens les plus endurcis. Les autres renvoient à la décharge des utopies défaites l’idée même d’une internationale, idée généreuse et enthousiasmante certes, innocente comme le mouvement ouvrier à sa naissance, mais dont l’histoire aurait démontré l’inanité pratique. Dans les labyrinthes du doute, on choisira toujours le fil des principes. C’est ici que nous attend « le dernier combat de Trotski [1] ».

Pour exprimer un projet d’émancipation universelle, les travailleurs ont, dans leurs conditions d’exploitation, la potentialité de voir le monde en même temps avec les yeux du prolétaire chilien à Santiago, nicaraguayen à Managua, polonais à Gdansk, chinois, etc. Cette potentialité ne peut devenir effective qu’à travers la construction d’un mouvement ouvrier international, syndical et politique. S’il est vrai que l’existence détermine la conscience, l’internationalisme exige une internationale.

Reprenons l’exemple de notre ami chilien realpoliticien : son réalisme lui dictait de sacrifier les intérêts du travailleur polonais à ce qu’il croyait être son intérêt propre de révolutionnaire chilien ; en manquant à son devoir internationaliste il faisait, en réalité, le lit de la réaction cléricale en Pologne et du chauvinisme polonais. On ne peut pas jurer, mais on peut raisonnablement imaginer que la trajectoire de Solidarnosc et de ses directions aurait été autre s’ils avaient rencontré un mouvement internationaliste puissant. Il ne faut pas abuser des principes. Il y en a peu.

C’est d’ailleurs pourquoi les accommodements sur les principes coûtent si cher. Et c’est pourquoi le combat de Trotski s’articule autour du combat pour une nouvelle Internationale dès qu’il estime irrévocablement failli le Komintern stalinisé.

De 1933 à la conférence de fondation de 1938, cette question est au centre de son activité, fébrile, obsessionnelle, dans l’accumulation des défaites et l’approche de la guerre. La démarche pourtant est claire. On a parfois reproché à Trotski sa précipitation. Or, pendant, ces cinq années, il mène de front deux efforts. Un effort de clarification et un effort de rassemblement.

D’une part, il s’agit de jeter les bases programmatiques d’une nouvelle internationale. Elles ne sauraient consister en une doctrine, une vision générale du monde, mais seulement dans les leçons majeures assimilées par le mouvement ouvrier international. Il s’agit pour lui d’enrichir le patrimoine des premiers congrès de l’Internationale communiste des expériences cruciales que constituent, déjà, la défaite de la seconde révolution chinoise (discussion sur la théorie de la révolution permanente), la dégénérescence bureaucratique de l’URSS (programme de la révolution antibureaucratique), la victoire du nazisme en Allemagne (revendications démocratiques et front uni ouvrier).

En même temps, il multiplie les démarches pour rassembler les révolutionnaires issus de la social-démocratie comme des partis staliniens, les propositions de conférences, les lettres ouvertes. Son projet n’est pas celui d’une internationale « trotskiste ». Il est prêt à envisager une internationale pluraliste, mais à deux conditions :

– que la discussion sur les questions essentielles ait lieu en toute clarté, ne soit pas masquée par des compromis douteux, et qu’elle permette de vérifier la compatibilité des divergences éventuelles ;

– que, par-delà, ces divergences, les partenaires soient d’accord sur la construction même d’une internationale, sur sa démocratie interne et celle de ses sections ; dans ce cas, les questions non résolues peuvent évoluer en rapport avec la pratique commune et les nouvelles expériences.

Et le fil des principes

Ce n’est qu’en 1938, devant l’imminence de la guerre mondiale, et après avoir épuisé ces démarches, que la IVe Internationale est fondée, dans des conditions radicalement différentes des précédentes. Chacune des trois premières avait coïncidé avec une phase d’essor et d’organisation, voire une victoire du mouvement ouvrier. Chacune d’entre elles comptait au départ sur l’existence d’au moins une section de masse (anglaise pour la Ire, allemande pour la IIe, soviétique pour la IIIe). La IVe est née au contraire de la défaite et comptait le principal de ses forces dans l’exil, les camps staliniens ou les camps nazis. Certains historiens ou militants en ont conclu que la fondation de la IVe Internationale était liée pour Trotski au pronostic selon lequel la Seconde Guerre mondiale, qu’il prévoyait, aboutirait à la chute du stalinisme et à une relance de la révolution mondiale aussi impétueuse que celle qui s’était produite au lendemain de la Première Guerre mondiale. En ce cas, on verrait resurgir le courant bolchevique révolutionnaire en URSS sans que sa continuité ait été réellement brisée par une ou deux décennies de réaction stalinienne. Ce pronostic ne s’est pas vérifié. Mais la création de l’Internationale découlait de principes, non d’un pronostic. Son existence, le maintien d’un cadre de réflexion programmatique commun au cœur de la tourmente, a permis à ses militants de s’orienter, de garder le nord, dans des situations inédites et imprévues, alors que des courants quantitativement plus importants avant la guerre disparaissaient corps et biens.

Les événements en cours constituent un nouveau changement majeur de situation. Le demi-siècle écoulé ne constitue pas une parenthèse en train de se refermer. L’histoire ne revient pas sur ses pas pour nous offrir de reprendre, au moment où il fut interrompu par descentes du Guépéou, le débat entre Opposition de gauche et boukhariniens, pas plus que la chute du Mur de Berlin ne nous fait remonter le temps, pour repartir d’un bon pas en compagnie de Rosa Luxemburg. Le temps a brouillé bien des cartes et effacé bien des repères. Au point que la révolution d’Octobre n’apparaisse pas, en URSS même, comme l’expérience fondatrice et l’origine naturelle à la refondation d’un mouvement ouvrier indépendant.

Ceux qui veulent renouer avec les meilleures traditions du mouvement ouvrier sont en droit de tout mettre en question. Dans ces conditions, la IVe Internationale telle qu’elle est n’apparaît pas comme l’alternative naturelle aux directions bureaucratiques qui s’effondrent. Cela aurait pu être le cas dans les années trente ou après la guerre : la légitimité de la Révolution russe opérait en ligne directe, les acteurs étaient souvent encore les mêmes. Aujourd’hui, la réorganisation internationale du mouvement ouvrier est un chantier infiniment plus ouvert et complexe. Nous y gardons un objectif, non démesuré, mais certainement ambitieux : la reconstruction à terme d’une Internationale révolutionnaire de masse.

Nous considérons la IVe Internationale ni plus ni moins que comme un instrument précieux pour cette tâche. Précieux, parce que rien de bon ne sortira de la méthode de la table rase ou des compteurs à zéro. On peut poser des questions nouvelles, mais on les pose toujours avec un langage ancien. On peut interroger le monde en mutation, mais les questions mêmes qu’on lui pose présupposent une théorie, ouverte, prête à s’enrichir et à s’autocritiquer, mais suffisamment cohérente pour organiser un dialogue.

Autrement dit, face à la débandade de la mémoire qui guette le mouvement ouvrier, il importe de maintenir une continuité de pratique et de programme, qui nous permette de nous orienter dans les vastes recompositions à venir. En même temps, nous devons être capables d’intervenir, sans préjugés ni sectarisme, dans les éléments, même limités et fragiles, de réorganisation partielle, au niveau national ou régional, qu’il s’agisse des mobilisations et activités communes à des courants qui, hier, s’ignoraient ou s’invectivaient, qu’il s’agisse d’échanges d’expériences ou de réflexion.

Sachons être patients. Le traumatisme a été profond. La convalescence sera longue. Elle ne peut être accélérée que par de nouveaux événements majeurs, de nouvelles expériences fondatrices, susceptibles de trancher clairement les grandes interrogations et de polariser les forces aujourd’hui dispersées. De notre capacité à tenir les deux bouts de la chaîne, à ne pas perdre le fil d’une identité politique, et à nous engager sans préjugés dans les dialogues qui s’ouvrent, dépend l’avenir. Voie étroite sans aucun doute, entre les tentations sécuritaires de la rhétorique sectaire, et le mol oreiller du doute sans méthode. Contrairement à bien des clichés ignorants ou malintentionnés, le Trotski du combat pour la IVe Internationale n’est pas un mégalomane pressé mais un pédagogue patient, dont il importe d’assimiler la démarche : « Je ne sais à quelle étape arrivera la IVe Internationale. Personne ne le sait. Il est possible que nous devrons entrer de nouveau dans une Internationale unifiée avec la IIe et la IIIe. Il est impossible de considérer le destin de la IVe Internationale indépendamment de celui de ses sections nationales et vice versa [.…]. Il faut prévoir des situations sans précédent dans l’histoire [.…]. Si nous considérons la IVe Internationale seulement comme une forme internationale qui nous oblige à demeurer des sociétés indépendantes propagandistes dans toutes les conditions, nous sommes perdus. Non, la IVe Internationale c’est un programme, une stratégie, un noyau de direction internationale. Sa valeur doit consister en une attitude qui ne soit pas trop juridique [2]. »

Supplément à Rouge n° 1418

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Notes

[1] Voir « les Années de formation de la IVe Internationale », Daniel Bensaïd, Cahiers d’étude et de recherche n° 9, 1988.

[2] Trotski, Œuvres, tome VIII, p. 184, EDI.