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Escucha, Juan, el pueblo esta en lucha…

Mercredi matin, la grande majorité des 200 000 métallos madrilènes était toujours lockoutée, les employés des postes et des chemins de fer militarisés. Dans le Bas Llobregat, près de Barcelone, la grève touchait 113 entreprises. Si les travailleurs, de la Fasa-Renault de Valladolid, en grève lundi, avaient repris, les 12 000 mineurs du bassin Hunosa, dans les Asturies, poursuivaient leur mouvement. À Pampelune, paralysée mardi par des débrayages généralisés, plusieurs entreprises restaient en grève. Dans tout le pays, les débrayages, les assemblées continuent dans les banques, les chantiers, les hôpitaux : pas une journée sans que des milliers d’ouvriers et d’employés s’enferment sur leurs lieux de travail ou, s’ils en sont chassés, dans les églises…

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Espagne, une situation explosive

L’Espagne de janvier 1978 offre une image ahurissante. Les partis politiques n’y sont toujours pas autorisés, et pourtant on n’a jamais vu un tel foisonnement de sigles, de regroupements, de partis en gestation. Pas un hebdomadaire qui ne publie une enquête exhaustive sur les forces politiques, toutes variantes de l’extrême gauche incluse. Quant aux principaux […]

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Démocratie ouvrière et dictature du prolétariat

Il a suffi que Marchais annonce l’abandon de la notion de la dictature du prolétariat pour déclencher un grand branle-bas dans le petit Landerneau de la presse et des radios. Une première remarque s’impose donc : il ne s’agit pas d’un véritable tournant, mais d’une mise à jour. Contrairement à ce que prétendent ses détracteurs, le marxisme n’est pas un dogme, mais une théorie vivante : l’idée de dictature du prolétariat y renvoie à une pratique révolutionnaire de la lutte des classes. Lorsque Lénine, dans son pamphlet sur La révolution prolétarienne et le renégat Kautsky, démonte les arguments de ce dernier sur la dictature du prolétariat, il l’accuse de renoncer en fait à la violence révolutionnaire pour arracher le pouvoir des mains de la bourgeoisie. C’est là, dit-il, que gît le lièvre.

En ce qui concerne le Parti communiste français, il y a déjà belle lurette que le lièvre du réformisme court devant les mots qui se contentent de suivre, plus lentement. De congrès en congrès, les voies pacifiques et électorales sont devenues les seules voies vers la démocratie avancée ou l’Union du peuple de France l’abandon de toute référence à la dictature du prolétariat ne ferait donc que légaliser une ligne qui est déjà pratiquée. De son côté, le Parti communiste portugais avait fait de même en rayant le terme de dictature du prolétariat de ses documents programmatiques lors de son congrès d’octobre 1974.

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Armée : libérez les 15 !

À Pau, Bigeard a exposé en chiffres le bilan provisoire de sa bataille contre les comités de soldats : il en existait, selon lui, quatre-vingt dont vingt auraient été détruits, rayés de la carte, « coulés » comme à la bataille navale. Restent soixante… La guerre-éclair déclarée par le gouvernement au mouvement des soldats a […]

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Armée : diversion, division

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Il a fallu, lundi, six heures de discussions, pas une de moins, aux syndicats et aux partis de gauche pour se mettre d’accord sur la déclaration d’appel aux actions du 18 décembre. Six heures pour finir par dénoncer à l’unanimité « la diversion grossière menée par le pouvoir à propos des problèmes de l’armée pour détourner […]

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Oui, antimilitaristes

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À ceux qui refusent aujourd’hui l’antimilitarisme, nous demandons s’ils souscrivent à son contraire : le militarisme. Il n’y a pas en la matière de terrain neutre qui permettrait de ne pas prendre parti.

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Garder le cap

Le document préparatoire au XXIIe congrès du PCF est paru (L’Humanité du 12 novembre 1975). Il témoigne de deux grandes préoccupations de la part de la direction. – D’une part, ne pas perdre électoralement trop de terrain sur sa droite au profit du PS. Et, pour cela, prendre ses distances par rapport aux défigurations bureaucratiques […]

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Espagne : qui t’a fait roi ?

Juan Carlos, nouveau roi d’Espagne, adopte le style Giscard, dont il doit être le lointain cousin. Dans une certaine mesure, ils ont le même problème : comment sauvegarder l’essentiel du régime dont ils héritent tout en donnant l’illusion du changement. Giscard a mis la réforme à l’ordre du jour de ses premiers mois de présidence, […]

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Espagne… Enfin !

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Demain, après-demain peut-être, Franco sera mort. Officiellement, car il a déjà cessé de vivre : le corps sans chair, en hibernation, qui frémit encore, à grands renforts d’artifices techniques, n’est plus qu’un sujet d’expérience, une péripétie de science-fiction. La momie devance le cadavre. Faut-il se réjouir ? De revanche, de soulagement, de longue attente enfin récompensée ? Même pas.

Quarante ans de règne sans partage, ininterrompu, suffisent pour faire de l’homme Franco un dictateur comblé.

La satisfaction qu’éprouvent aujourd’hui ceux qui l’ont combattu, sans jamais renoncer, ceux qui en ont souffert, jour après jour, ceux qui croupissent encore dans ses geôles, est d’un autre ordre. Plus discrète, plus profonde, plus juste.

Elle vient de ce que la mort du dictateur coïncide avec l’agonie de son régime. Franco, c’était, à lui seul, un pont jeté entre la barbarie fasciste triomphante, en Italie et en Allemagne, et la réaction qui se regroupe à présent en Europe, pour faire face à la révolution socialiste qui vient, impétueusement.

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Ni Franco, ni rey !

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Il y a déjà belle lurette que le dignitaire franquiste Serrano Suner confiait à Mussolini : « Ce qui me préoccupe dans les régimes fascistes, c’est le problème de la succession. » À quoi le « Duce » répondait : « Si le système est vraiment fort c’est lui qui engendre le successeur. » Ni […]

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