[…] « Tout ce qui était stable et solide part en fumée. Tout ce qui était sacré est profané, et les hommes sont forcés enfin d’envisager leurs conditions d’existence et leurs rapports réciproques avec des yeux désabusés », écrivait Marx dans le Manifeste. De sacrée, l’histoire devint profane. La politique aussi. L’une ne va jamais […]
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« L’infinité des situations, qui donc l’épuisera ? L’événement où jeter les dés, qui donc l’apaisera ?Confiez-vous à votre impératif. Détournez-vous de la puissance. Que le verdict vous indiffère et que jamais rien en vous ne consente.À la nécessité.Les satisfaits, qu’ils passent. Les craintifs, qu’ils prolifèrent. C’est notre singularité intacte qui a fait dans le […]
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Dans le numéro de décembre de la revue Économie et Politique, l’économiste du PCF, Philippe Herzog, revient, dans un article intitulé « Briser la dictature de l’argent », sur la question de la nationalisation des banques.
Pour nourrir la polémique de circonstance contre le Parti socialiste, il commence par admettre : « Dans les négociations de 1972 du Programme commun, des concessions ont dû être faites. » C’est sur ces concessions qu’il entend aujourd’hui revenir :
– le Programme commun prévoit la nationalisation des « principaux » groupes financiers. Le flou du critère permet au PDG de Paribas, de Fouchier, d’annoncer à ses actionnaires que 36 % seulement des actifs de Paribas seraient concernées par le champ des nationalisations.
– Concernant les petites banques, il annonce que son parti n’a pas « exclu a priori une concession sur ce point », mais « dans l’attente d’un accord global, nous gardons notre position de principe : nationalisation ».
– Sur les banques étrangères, il demande « que vaudrait la nationalisation du crédit, si on ne brisait pas la tutelle des syndicats bancaires multinationaux ? En réalité, ce ne serait pas une véritable nationalisation […]. » Mais il ne va pas jusqu’à remettre en cause les « concessions de 1972 » : « Nous n’avons pas dénoncé le compromis de 1972, et donc pas exigé de nationaliser les banques étrangères ; mais nous avons insisté sur l’importance d’un contrôle public à leur niveau. » Sans guère en préciser les moyens…
En engageant cette polémique, Herzog sait très bien jusqu’où il ne doit pas aller trop loin. Il critique modérément le PS sur l’étendue des nationalisations, mais il se garde d’aborder de front les questions de la banque unique, de la suppression du secret bancaire, du contrôle ouvrier.
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