1. “Spit on history”, John Holloway retorts. Why not? But on which history? For him, apparently, there is only one history, a one-way history, the history of oppression that even contaminates the struggle of the oppressed. As if history and memory were not themselves battlefields. As if a history of the oppressed – often an […]
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Sous-titré, en référence explicite à Flaubert, Une Éducation politique, le livre de Debray nous entraîne dans les labyrinthes des pouvoirs, hantés par les figures tutélaires de l’auteur : Fidel, le Che, Allende, Mitterrand, sans oublier le spectre de De Gaulle… Un lent travail de désillusion et de désenchantement à travers une chronique du présent à la manière des grands mémorialistes (Retz, Saint-Simon, Chateaubriand, Malraux). Il ne s’agit pas d’une histoire historienne, plutôt d’une initiation. Mais d’une initiation à quoi ? En tournant ces pages, Debray ne manifeste aucun regret. D’une plume talentueuse et intelligente, il prend ses distances, jouant habilement de la fausse naïveté et de la vraie roublardise, tout en nous alertant contre la confusion entre le dédoublement et la duplicité. Sans renoncer à des engagements ponctuels (mouvement gréviste de décembre, Chiapas, contre le procès Ochoa à Cuba et la guerre du Golfe), il se consacre désormais en priorité à la médiologie ou connaissance des médias (le premier numéro des Cahiers de médiologie, revue qu’il anime, est paru chez Gallimard).
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Pour les marxistes-révolutionnaires, le centenaire de Lénine n’est pas une commémoration académique, c’est encore une bataille politique. Il y aura un concert d’indignation : « On ne se dispute pas un cadavre ! », « Lénine est à tout le monde ! », etc. Quoi de plus infidèle, en vérité, à ce que fut la […]
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