1. “Spit on history”, John Holloway retorts. Why not? But on which history? For him, apparently, there is only one history, a one-way history, the history of oppression that even contaminates the struggle of the oppressed. As if history and memory were not themselves battlefields. As if a history of the oppressed – often an […]
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Jacques Hassoun… de mémoire, Actualité de la psychanalyse, août 2010 Jacques Hassoun et moi n’avons jamais été intimes mais plutôt complices, de diverses façons, tacitement complices par affinités politique, culturelle, intellectuelle, du moins je l’espère. Nous nous sommes côtoyés à la Ligue communiste et, bien sûr, dans nombre d’initiatives de solidarité avec le peuple palestinien. […]
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Demain, après-demain peut-être, Franco sera mort. Officiellement, car il a déjà cessé de vivre : le corps sans chair, en hibernation, qui frémit encore, à grands renforts d’artifices techniques, n’est plus qu’un sujet d’expérience, une péripétie de science-fiction. La momie devance le cadavre. Faut-il se réjouir ? De revanche, de soulagement, de longue attente enfin récompensée ? Même pas.
Quarante ans de règne sans partage, ininterrompu, suffisent pour faire de l’homme Franco un dictateur comblé.
La satisfaction qu’éprouvent aujourd’hui ceux qui l’ont combattu, sans jamais renoncer, ceux qui en ont souffert, jour après jour, ceux qui croupissent encore dans ses geôles, est d’un autre ordre. Plus discrète, plus profonde, plus juste.
Elle vient de ce que la mort du dictateur coïncide avec l’agonie de son régime. Franco, c’était, à lui seul, un pont jeté entre la barbarie fasciste triomphante, en Italie et en Allemagne, et la réaction qui se regroupe à présent en Europe, pour faire face à la révolution socialiste qui vient, impétueusement.
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