Premiers regards sur Daniel Bensaïd
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à lire ou à relire

Télévision : assainissement ou normalisation ?

Le pouvoir a pris le scandale au bond. Et sans tarder. Le rapport Griotteray-Le Tac proposait dans sa conclusion la création d’une « haute autorité, ayant seule qualité pour gérer le patrimoine audiovisuel ». Cette haute autorité devait, selon le rapport, « s’affirmer comme le garant du service public assuré par l’ORTF […] et comme […]

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Un communisme hypothétique

L’œuvre d’Alain Badiou force le respect par son audace à contre-courant des pensées faibles et en miettes, par sa capacité à nommer clairement l’ennemi, par sa fidélité à une Idée. Dans une lettre publique à Slavoj Žižek, il affirme qu’il est aujourd’hui « capital de ne rien céder au contexte de criminalisation et d’anecdotes ébouriffantes […]

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Classes, castes, bureaucratie

Ce texte, daté de 1992, fait partie d’un cycle de formation intitulé « Introduction à l’œuvre de Marx ». Il a, comme un premier texte déjà publié sur ce site, servi de canevas à plusieurs passages de Marx l’intempestif ainsi qu’à d’autres textes ultérieurs. 1. Castes, ordres, classes Dans le Despotisme oriental, Karl Wittfogel relevait […]

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Que faire des banques ?

Dans le numéro de décembre de la revue Économie et Politique, l’économiste du PCF, Philippe Herzog, revient, dans un article intitulé « Briser la dictature de l’argent », sur la question de la nationalisation des banques.

Pour nourrir la polémique de circonstance contre le Parti socialiste, il commence par admettre : « Dans les négociations de 1972 du Programme commun, des concessions ont dû être faites. » C’est sur ces concessions qu’il entend aujourd’hui revenir :

– le Programme commun prévoit la nationalisation des « principaux » groupes financiers. Le flou du critère permet au PDG de Paribas, de Fouchier, d’annoncer à ses actionnaires que 36 % seulement des actifs de Paribas seraient concernées par le champ des nationalisations.

– Concernant les petites banques, il annonce que son parti n’a pas « exclu a priori une concession sur ce point », mais « dans l’attente d’un accord global, nous gardons notre position de principe : nationalisation ».

– Sur les banques étrangères, il demande « que vaudrait la nationalisation du crédit, si on ne brisait pas la tutelle des syndicats bancaires multinationaux ? En réalité, ce ne serait pas une véritable nationalisation […]. » Mais il ne va pas jusqu’à remettre en cause les « concessions de 1972 » : « Nous n’avons pas dénoncé le compromis de 1972, et donc pas exigé de nationaliser les banques étrangères ; mais nous avons insisté sur l’importance d’un contrôle public à leur niveau. » Sans guère en préciser les moyens…

En engageant cette polémique, Herzog sait très bien jusqu’où il ne doit pas aller trop loin. Il critique modérément le PS sur l’étendue des nationalisations, mais il se garde d’aborder de front les questions de la banque unique, de la suppression du secret bancaire, du contrôle ouvrier.

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